Tapi dans les herbes sèches, je guette la faune qui va profiter du soir pour se désaltérer dans le fossé tout proche. Les yeux d'un asni (animal sauvage non identifié) surgissent d'un bosquet, tandis que vrombissent des moustiques assoiffés de sang qui m'obligent à me replier sous ma couette, échappant ainsi aux crocs des grands fauves carnassiers qui errent aux alentours de Mazan. Crépuscules flamboyants quotidiennement offerts par le printemps qui s'annonce enfin. Le vent s'est tu; les bougeons explosent, les carpes réclament leur nourriture, les crapauds copulent, les arbustes se déplacent au gré de la maîtresse de maison, malgré les grognements du manche de bêche qui s'exécute à contrecoeur.